
Le JPK 998 TDF, fruit d'un travail méthodique
18 mois de travail, trois prototypes avec trois gréements différents, trois quilles différentes avec des variantes sur leur implantation, des évolutions sensibles sur les poids de la plate-forme, une position d'accastillage repensée et des dessins de voiles différents sur chacune des évolutions aboutissent aujourd'hui à la version définitive du JPK 998 TDF.
En testant ce n°1 de la série face au Farr 30, mené à la perfection dans le contexte du plus haut niveau sur le Tour de France à la voile, nous avons dévoilé le potentiel de notre support.
L'objectif de ce nouveau monotype est de conserver toutes les qualités du Farr 30 en terme de sensibilité, de vitesse dans les conditions légères, d'évolution, mais également de répondre aux demandes des organisateurs sur un format hauturier.
En résumé, créer un excellent bateau de régate trois bouées, également capable de traverser l'Atlantique en équipage.
- Le JPK 998 est 6 % plus long que le Farr 30. Sur le papier cela se traduit par 3 % de performances supplémentaires dans les conditions maniables .
- La part de la mise au point, de la connaissance du bateau et du développement des voiles représente à terme, selon Daniel Souben, actuel leader du Tour de France à la Voile, 4 à 5 % de performance supplémentaires.
- En terminant devant la flotte des Farr 30 dans le parcours peu venté entre La Trinité sur Mer et Port Bourgenay, le JPK 998 TDF a démontré qu'il était très à l'aise dans les conditions du Farr 30, alors qu'il lui reste une grosse marge de progression.
- Le Farr 30 reste une arme redoutable, surtout quand le clapot est plus fort que le vent. Avec ses entrées d'eau ultra-fines, le bateau tangue peu et le gréement travaille toujours très bien.
En contrepartie, son manque de volume avant le rend délicat voir dangereux pour des conditions musclées de portant hauturier.
Le JPK est plus délicat à faire passer dans le clapot court mais allonge vite la foulée et surtout offre une grande stabilité et une sécurité à haute vitesse avec des sections avant bien remplies qui évite l'enfournement.
- Sur l'étape précédente entre Saint-Quay et La Trinité et excepté le départ piégeant qui nous a laissé mouiller quelques heures sur les héaux de Bréhat, le bateau a remonté plus de 10 places pourtant étalées sur près de 10 milles.
- Les conditions entre 15 et 22 nœuds étaient parfaites pour le bateau et sur chacun des bords entre le près serré jusqu'au Four, le bon plein jusqu'à Sein, le largue serré jusqu'à Penmarc’h et l'atterrissage à la Teignouse, en VMG descente (vent arrière) le bateau a remonté des places.
- Conçu pour le large, le bateau devient très efficace quand le Farr 30 arrive à ses limites. Dans 20 nœuds de vent au largue serré, l'écart de vitesse est le plus important, avoisinant les 2 à 3 nœuds. Ceci représente 20 % d'écart de performance.
- En résumé l'objectif était : satisfaire à la fois les coureurs pointus par un support aussi vivant et au moins aussi rapide que le Farr 30 mais aussi créer un monotype pas trop élitiste permettant à des propriétaires , navigateurs de bon niveau de trouver un bateau très performant mais tolérant, capable de naviguer en toute sécurité dans des conditions difficiles. Clairement l'objectif est atteint.
- Quand aux sensations de glisse et le plaisir de barre, ils sont excellents et sont je pense la première qualité du bateau qui procure vraiment beaucoup de plaisir.
Bonjour.
C'est un bateau adapté à ce type régate mais il est encore très jeune.Le Team JPK saura très bien concevoir
une unité qui correspondra à nos attentes grace aux remarques et suggestions de ses différents équipiers.
Actuellement ses performances sont encourageantes pour 2011
Bonjour à tous,
J'ai trouvé le bateau assez réussi mais pas vraiment encore au point, ce qui est normal. Ce que j'ai vu de bizarre est l'énorme raideur à l'arrêt (poids du bulbe ?) et les drôles de spis. Je pense que le grand est trop grand, le point d'écoute trop bas, que le petit est trop petit... Peut-être avec un bulbe un peu moins volumineux, donc bateau un peu plus léger, un spi plus adapté, le bateau serait encore plus performant ?
Amicalement
Benoit
PS : sinon je l'ai trouvé très élégant...
jpk, le 20/07/2009
bonjour benoit,
en réponse à tes remarques, le bateau est en effet lesté à 50 % mais sa finesse de flottaison en fait un bateau à la limite de la stabilité requise pour la catégorie A de conception. De plus le devis de poids imposé pour l'accession à cette catégorie , imposée par les éditions Larivière, est au minimum de 2680 kg . Au delà de la catégorie de navigation, le programme hauturier du bateau impose davantage de raideur que celle du Mumm et sur le 998 nous sommes à la limite du raisonnable.
Concernant les spis et le jeux de voile en général, All Purpose a déjà fait un superbe travail mais il est certain que tout celà est amené à évoluer notamment les spis qui pour le maxi semble un peu volumineux . Le spi lourd était une voile d'emprunt et son dessin n'est pas encore figé.
A mon sens le travail portera désormais sur les réglages et le jeux de voile où très certainement de 3 à 5 % de performance sont à gagner dans les développements.
cordialement
jean pierre